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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

NICKELÉ, -ÉE,

participe passé et adjectif
I. —Part. passé de nickeler* et emploi adj.[En parlant d'un objet métallique] Recouvert de nickel. Les obus autrichiens: le 130 et le 74. Ceux-là i' m'font peur. I' sont nickelés, qu'on dit (Barbusse, Feu, 1916, p.235). On portait une alliance d'acier nickelé qui étonnait les gens d'ici (Van der Meersch, Invas. 14, 1935, p.391).
II. —Adjectif
A. —[En parlant d'un objet métallique] Rutilant, qui brille, qui étincelle. Son auto formidable, nickelée, projectile à deux places (Mauriac, Fleuve de feu, 1923, p.136). Je te payerai c'est promis, une jolie bicyclette toute nic-ke-lée (Céline, Voyage, 1932, p.534).
B. —Pop. et fam.
1. Avoir les pieds nickelés. Refuser de marcher, d'agir; être paresseux. Il voulait m'entraîner dans une mauvaise affaire, mais je n'ai pas marché, j'ai les pieds nickelés (Rossignol, Dict. arg., 1901, p.77).
2.[En parlant d'une pers.] Insensible, indifférent. Rien à faire. Maman Colibri (...) la vertu même par un grand V. Pas la plus petite histoire... Nickelée!... Chaulin a essayé (H. Bataille, Maman Colibri, 1904, I 3 p.6).
Prononciation
[nikle].
Étymologie et histoire
V. nickeler.
Statistiques
Fréq. abs. littér.: 49.
Bibliographie
Quem. DDL t.12.