métapophyse
substantif féminin* Mot issu de l'entrée MÉT-
: « Saillie osseuse arrondie et rugueuse marquant le bord postérieur de l'apophyse articulaire supérieure des vertèbres lombaires » (Méd. Biol. t.3 1972, s.v. tubercule mammillaire). On trouve souvent au voisinage de l'apophyse articulaire antérieure, une métapophyse, qui se dirige en avant (, Zool., t.4, 1928-32, p.3397). Au niveau de la région thoraco-lombaire, des apophyses supplémentaires (...) se retrouvent au niveau des apophyses articulaires. Ainsi les tubercules ou apophyses mammillaires (métapophyses) (Encyclop. Sc. Techn., t.101973, p.870). Remarque : À noter aussi a) L'empr. au gr.: métacarpe. b) L'empr. au gr. par l'intermédiaire du lat.: méthode. c) Métatrône, subst. masc. tiré de Metatron «être qui possède la position la plus élevée de tous les êtres créés, à côté du trône divin, dans la littérature mystique juive et, en particulier dans le 3e livre d'Enoch (hébreu)». L'étymol. de Metatron est obscure, l'interprétation la plus répandue étant que Metratron est un raccourci de Metathronios, c'est-à-dire «celui qui se tient près du trône divin» ou «celui qui occupe le trône proche du trône divin» (d'apr. G.-G. Scholem, Les Grands courants de la Mystique juive, Paris, Payot, 1968, pp.82-83). Selon une autre hypothèse Metatron serait un mot du gr. tardif μετατρόν tiré du lat. metator «celui qui marque les limites» (d'apr. Klein Étymol. t.2 1967). Jusqu'au grand jour, il [Jésus] siège à la droite de Dieu comme son métatrône, son premier ministre et son futur vengeur (Renan, Vie Jésus, 1863, p.260). La théorie du Verbe se développe rapidement. Jésus devient de plus en plus le «Dieu second», le métatrône, l'assesseur de la divinité (Renan, Antéchrist, 1873, p.212).