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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

Mitoyenneté

substantif féminin
* Mot issu de l'entrée MITOYEN
État, caractère de ce qui est mitoyen; spéc., dr. copropriété d'une limite, d'une clôture (mur, haie, ruisseau, fossé) entre deux fonds. Cependant tout copropriétaire d'un mur mitoyen peut se dispenser de contribuer aux réparations et reconstructions en abandonnant le droit de mitoyenneté, pourvu que le mur mitoyen ne soutienne pas un bâtiment qui lui appartienne (Code civil, 1804, art. 656 p.120). La charrue de Jean devait avoir entamé leur parcelle. Il y avait là de continuels sujets de dispute, pas un mois ne se passait sans qu'une question de mitoyenneté les jetât les uns sur les autres. Ça ne pouvait finir que par des coups et des procès (Zola, Terre, 1887, p.445). En compos. non-mitoyenneté. Il y a marque de non-mitoyenneté lorsque la sommité du mur est droite et à plomb de son parement, d'un côté, et présente de l'autre un plan incliné (Code civil, 1804, art. 654 p.119). P. ext. Qualité de ce qui est contigu. C'est en vue d'éclairer l'homme qu'on étudie l'animal (...) les groupes sociaux (...). Ce qui n'est encore que rapprochement ou mitoyenneté deviendra peut-être un jour communauté de recherches (Hist. sc., 1957, p.1681). — [mitwajεnte]. Att. ds Ac. dep. 1835. — 1re attest. 1804 (Code civil, loc. cit.); de mitoyen, suff. -eté, v. -(i)té. — Fréq. abs. littér.: 10.