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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

MIOCHE

substantif masculin
Fam. Petit enfant. Synon. bambin, gamin, marmot (fam.), moutard (pop.). Pauvre, sale, vilain mioche; mioche braillard; une bande, une tribu de mioches; avoir des mioches. Je ne vois vraiment pas à quoi bon rester fille? (...) sapristi, un joli mari, brave garçon, et, au bout d'un an, un gros mioche blond qui vous tette gaillardement, et qui a de bons plis de graisse aux cuisses (Hugo, Misér., t.2, 1862, p.607). Une mioche de neuf mois, Désirée, la dernière de Philomène (Zola, Germinal, 1885, p.1221). Une ribambelle de mioches issus de pères divers (Arnoux, Roi, 1956, p.49).
Remarques

Miochon

substantif masculin
rare,synon. Tu sais bien que je n'aime pas à vivre loin de mes petits miochons, bien gentils tous deux, et que j'aime plus que tout au monde! (Sand, Corresp., 1833, p.256). Une fois le miochon sur ses deux rails, qu'est-ce que vous voulez qu'il n'aille pas toujours! (Estaunié, Bonne dame, 1891, p.164).
Prononciation et orthographe
[mjɔʃ]. Att. ds Ac. dep. 1878.
Étymologie et histoire
1. 1567 «mie» (H. Junius, Nomenclator omnium rerum propria nomina variis linguis explicata indicans, Antverpiae, p.96); 1611 «fragment, parcelle d'un aliment quelconque» (Cotgr.) — 1660 (Oudin Fr.-Esp.);
2. 1721 fam. «jeune garçon» (Legrand, Cartouche ou les voleurs ds Sain. Arg. t.1, p.65: Et vous, petits Mioches [c'est-à-dire garçons] allez travailler à la presse); 1808 avoir des mioches «avoir des enfants» (Hautel). Dér. de mie1 *; suff. -oche* ; a concurrencé une var. plus anc. mion «miette» 1604 (Trium ling. Dict. ds Gdf.), puis 1628 «gamin, garçon» (O. Chéreau, Le Jargon ou lang. de l'arg. réformé, p.15), dér. de mie1 *, suff. -on* sur le modèle de croûton*.
Statistiques
Fréq. abs. littér.: 201. Fréq. rel. littér.: xixe s.: a) 4, b) 381; xxe s.: a) 777, b) 178.