Mignonnerie
substantif féminin* Mot issu de l'entrée MIGNON
Grâce mignonne, naturelle ou affectée. Quand nous arrivâmes à l'endroit où se tenait la marquise, elle vola sur le bord du chemin avec cette dextérité de cavalier qui lui est particulière, et dont Henriette s'émerveilla comme d'un prodige. Par mignonnerie, Arabelle ne disait que la dernière syllabe de mon nom, prononcée à l'anglaise, espèce d'appel qui sur ses lèvres avait un charme digne d'une fée (, Lys, 1836, p.265). — [miɳɔn(ə)ʀi]. — 1re attest. av. 1765 (Caylus, Œuvres badines, XI, Chats, 8); de mignon, suff. -erie*; attesté une fois au xvie s.: 1530 «afféterie» (Palsgr., p.257b, s.v. practynesse), puis au début du xviie s. «état de mignon» (Sully, Mém., t.1, p.65, éd. 1638), sens répertorié par Guérin 1892.