MEURTRI
adjectif1. Qui est marqué d'une meurtrissure.
« D'autres seront déportés pour fait de résistance : Benoît Jean, Bombardier Gabriel, Vouaux Jean. Souvent, dans un état de délabrement physique à leur retour, ils retrouveront leur village meurtri, par l’occupation et les luttes qui y eurent lieu. » (Jean Laurain, Brû, l'histoire de mon village, Remiremont : chez G. Louis, 1997)
« Elle était sans doute malheureuse, que lui manquait-il ? Son amant perdu, ceux qu'elle a eus et qui l'ont quittée à leur tour ? Ses aventures sans lendemain dont elle est sortie plus meurtrie que grandie ? » (Clara Dévi, Enfance meurtrie : récit, Éditions Le Manuscrit, 2006, page 24)
« Ses yeux bruns étaient bordés de noir ou plutôt meurtris ; sa lèvre supérieure était ornée d’un duvet brun qui dessinait une espèce de fumée ; elle avait les lèvres menues, et son front impérieux était rehaussé par une chevelure jadis noire, mais qui tournait au chinchilla. » (Honoré de Balzac, Les Petits Bourgeois, 1844, version écrite par Balzac d’un roman inachevé, repris ensuite par un autre auteur)
« Je semble défier la mort et pourtant je ne peux protéger les corps meurtris. Les soldats vont encore être obligés de faire des sacrifices pour un résultat plus qu'incertain, probablement un échec. » (Jean-Louis Riguet, Aristide, la butte meurtrie (Vauquois 1914-1918), Éditions Dédicaces, 2014)
« Après les blessures physiques, se réveillèrent les blessures morales, générant un sentiment général d'impuissance et de rage. […]. En cela, toute la sagesse, tolérance et compréhension du monde n'y pouvaient rien changer. La nuit tiède et humide finit par apporter un peu de repos à leurs âmes meurtries. » (Joël Teixeira, Les Dalmes, TheBookEdition, 2009, page 229)