Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
MÉPLAT, -PLATE, adj. et subst. masc.
I. − Adjectif
A. − TECHNOLOGIE
1. Dont la section est nettement plus large qu'épaisse. Bois, fer, planche méplat(e). On préfère habituellement des barres rondes aux barres carrées ou méplates parce que l'enrobage des barres carrées par le béton est plus complet (Bourde,Trav. publ.,1928, p.266).Les lingots carrés donnent les profilés, tandis que les lingots méplats sont destinés au laminage des tôles (Barnerias,Aciéries,1934, p. 227).
2. Dont la section est elliptique. Tube méplat. Une canule d'argent courbe et méplate (Bretonneau,Inflamm. tissu muqueux,1826, p. 309).
B. − BEAUX-ARTS
1. SCULPT. Qui présente un faible relief sans déformer les volumes représentés. Bas-relief méplat; sculpture méplate. On dirait [d'un tableau de F. Clouet] une de ces médailles méplates dont le faible relief n'empêche pas de distinguer les plans, et qui produisent l'illusion d'une ronde-bosse (Gautier,Guide Louvre,1872, p. 152).La riche décoration est en taille d'épargne et elle est suffisamment méplate pour ne pas donner prise aux heurts (Viaux,Meuble Fr.,1962, p. 37).
2. PEINT., DESSIN. (Ligne, surface) méplate. (Ligne, surface) qui établit le passage entre deux plans. Dans une représentation dessinée ou peinte la ligne méplate sert de charnière entre un plan et un autre (Bég.Dessin1978).
3. GRAV. Manière, tailles méplate(s). Système de tailles tranchées et sans adoucissement qui permet d'accentuer les contrastes entre les ombres et les lumières (d'apr. Chesn. t.1 1857, Bég. Estampe 1977, p. 493, s.v. taille).
II. − Subst. masc.
A. −
1. Petite surface plane (sur un objet, un volume de forme régulière). Méplat sur une roue. L'extrémité engagée des goujons est cylindrique, moins deux méplats dans le sens de l'entraînement (Armengaud,Moteurs à vapeur,t. 2, 1861, p.373).Il faut quelquefois faire à l'herminette un méplat sur le poteau pour mieux fixer la console (E. Leclerc, Nouv. manuel typogr.,1932, p. 304).
P. ext. Partie (relativement) plane d'un objet (par opposition aux parties en saillie). Des servantes (...) munies d'un chiffon de laine, caressent (...) toutes ses surfaces [de l'escalier], tous ses méplats, tous ses reliefs (Martin du G.,Notes Gide,1951, p. 1385).Là où la pierre émergeait du sable, elle soulevait un méplat poli (...). Elle s'y assit (Genevoix,Fatou Cissé,1954, p.101).
2. En partic. Partie relativement plane du corps humain. Méplat des joues, d'un muscle, du nez, des tempes. Un bout de nez très curieux comme morceau de chair accidenté de méplats, de turgescences, de ravines, enfin tuberculeux au possible (Goncourt,Journal,1883, p. 238):
. Comme elle connaissait bien, maintenant surtout que le visage était dénudé, tous ses reliefs, tous ses méplats, ses moindres signes! Le rasoir avait révélé cette légère concavité de la joue − cette défaillance des tissus, pour ainsi dire, − dont la douceur atténuait un peu la rudesse de la mâchoire. Martin du G.,Thib.,Belle sais., 1923, p. 1005.
B. − BEAUX-ARTS
1. Surface résultant de l'analyse d'un modelé en plans différents. Regardez-moi cette petite femme à coiffure de sphinx qui danse avec un postillon russe, c'est net, sec, arrêté, tout en méplats et en tons crus: de l'indigo sous les yeux, une plaque de cinabre à la joue, du bistre sur les tempes (Flaub.,Éduc. sent.,t.1, 1869, p.150).Les visages sont modelés par méplats (...) larges, et les plans délimitent des formes définies (...) franchement (Hourticq,Hist. art,Fr., 1914, p. 71).
2. Représentation d'une partie relativement plane d'un objet (en particulier du corps humain). Force est (...) de sous-entendre le modelé absent par une déformation du contour qui se gonfle pour exprimer un volume et qui se contracte pour signifier un méplat (Arts et litt.,t. 1, 1935, p. 30-10).
3. Rare. Caractère méplat (de quelque chose). Quand sur le bord d'un plan que vous avez bien établi vous avez un peu plus de clair qu'au centre, vous prononcez d'autant plus son méplat ou sa saillie (Delacroix,Journal,1863, p. 427).
Prononc. et Orth.: [mepla], fém. [-plat]. Att. ds Ac. dep. 1762; ds 1762, 1798 au masc. Étymol. et Hist. [1432 mesplat (dans une liste de rimes) (Baudet Herenc, Doctrinal de la seconde rhétorique, éd. E. Langlois, 161)] 1. adj. 1676 «qui a plus d'épaisseur d'un côté que de l'autre» (Félibien, p. 654); 1758 grav. manière méplate (Ch.-N. Cochin, Voyage pittoresque d'Italie, V, p. 8 ds Brunot t. 6, 1-2, p. 780); 1812 peint. lignes méplates (Mozin-Biber); 1858 bas-relief méplat (Gautier, Rom. momie, p. 25); 2. subst. 1691 «pièce de bois qui a plus d'épaisseur d'un côté que de l'autre» (Ozanam, p. 555); 1758 «partie relativement plane du corps, ou d'un objet» (Ch.-N. Cochin, loc. cit.); 1762 «chacun des plans dont la réunion forme la surface d'un corps» (Ac.). Dér. de plat*; préf. mé-*. Fréq. abs. littér.: 47.