MATHÉMATISER
verbe transitif Introduire des principes et des méthodes propres aux sciences mathématiques dans un domaine de connaissance qui n'en relevait pas. Mathématiser la nature. Galilée, Kepler, Descartes, Leibniz, Newton, les vrais grands hommes du XVIIe siècle. Parce qu'ils ont eu l'idée de mathématiser le monde, ils ont été, et demeurent les constructeurs du monde moderne (Le Monde, 24 sept. 1966, p.13 col. 4).
• En partic. Donner une formulation mathématique à. Dans les systèmes physiques, avec l'augmentation d'entropie positive, c'est-à-dire de l'homogénéisation, la quantité d'information diminue proportionnellement. Il n'a pas été difficile de mathématiser ce fait (, Le Contre-Monod, Paris Grasset, 1972, p.122).
— Emploi pronom. Il n'y a pas à se demander (...) si la biologie et la sociologie parviendront à se mathématiser (et il n'est pas douteux que pour devenir des sciences véritables, elles ne le doivent) grâce à la seule aide de la statistique (Gds cour. pensée math., 1948, p.394).
— P. ext. Donner un caractère abstrait à. Quand, dans un système classique de l'art, l'architecture, la sculpture, la peinture veulent «mathématiser» l'art, elles violent la nature vivante et tombent dans le cubisme (, Ét. ethn., 1954, p.63).
Prononciation
[matematize].
Étymologie et histoire
1. 1585 «pratiquer l'astrologie» (Cholières, 7e Matinée, p.244 ds Hug.);
2. 1801 «faire des mathématiques» (Mercier, Néol., t.2, p.115);
3. 1934 «introduire dans un domaine les méthodes mathématiques» (Bachelard, Le Nouvel esprit scientifique, pp.81-82). Dér. de mathématique* ; suff. -iser*.
2. 1801 «faire des mathématiques» (Mercier, Néol., t.2, p.115);
3. 1934 «introduire dans un domaine les méthodes mathématiques» (Bachelard, Le Nouvel esprit scientifique, pp.81-82). Dér. de mathématique* ; suff. -iser*.
Dérivés