Masculinité
substantif féminin* Mot issu de l'entrée MASCULIN
a)
α) Caractère masculin, ensemble des caractères spécifiques — ou considérés comme tels — de l'homme. Synon. virilité ; anton. féminité. Il doit y avoir de vives affinités de vision entre la masculinité de Mlle Dufau et la féminité que recèle partiellement le curieux esprit du grand virtuose [Besnard] (, De Watteau à Whistler, 1905, p.265). Je ne puis avoir ni désir ni tendresse pour une femme qui ne me rappelle pas l'enfant. — Avec ça, on finit en correctionnelle comme satyre. — Le satyrisme n'est que l'exagération de la masculinité (, Pitié femmes, 1936, p.1150). Tout garçon cherche à s'élever à la masculinité (, Traité caract., 1946, p.597).
β) Ensemble des caractères physiques propres au mâle, à l'individu du sexe masculin. Je dirai (...) qu'une barbe bien fournie, des bras velus, (...) signes d'une masculinité puissante, sont beauté chez un homme (, Athéisme, 1857, p.173). L'oeuf fécondé contient dans ses chromosomes des gènes de masculinité et des gènes de féminité: les premiers l'emportent dans l'oeuf destiné à produire un mâle; les seconds, dans l'oeuf destiné à donner une femelle (, Introd. génét., 1936, p.42).
b)Dr. anc. (Privilège de) masculinité (Lep. 1948). « Privilège en vertu duquel, dans les successions, les mâles étaient préférés aux filles » (Barr. 1967 et 1974).
c)Démogr. « Importance relative du nombre des hommes, par rapport à une population totale » (George 1970). Rapport, taux de masculinité. « Rapport entre l'effectif de sexe masculin et l'effectif correspondant de sexe féminin » (Thinès-Lemp. 1975). Synon. indice de masculinité (Méd. Flamm. 1975). Le rapport de masculinité est typiquement de 1,05 à la naissance (Méd. Flamm., 1975).