MARCOTTER
verbe transitifARBORIC., HORTIC. Multiplier (des végétaux) par des marcottes. Marcotter des chèvrefeuilles, des œillets (Ac.). Pendant que le juge dépotait, repiquait, arrosait, marcottait, greffait, mariait et panachait ses fleurs, madame Blondet dépensait son bien en toilettes (, Cabinet ant., 1839, p.128). Il pouvait indifféremment pêcher le brochet à la carabine, grimper aux arbres, tricoter des chaussettes, scier du bois et marcotter les rosiers (, Vipère, 1948, p. 98).
— Emploi pronom. réfl. Dans certaines espèces l'arbre se marcotte lui-même, laisse pendre une branche à terre et, de cette branche, il renaît à un autre âge, mais exactement pareil (, Diff. d'être, 1947, p. 169).
— Emploi abs. Et il n'est pas rare que l'on surprenne (...) quelque gardien de nuit (...) grimpé au cinquantième étage, en train de marcotter ou de provigner, parmi les cloches et les caisses à semis (, Eau sous ponts, 1954, p. 173).
Prononciation et orthographe
[mɑʀkɔte], (il) marcotte [mɑʀkɔt]. Att. ds Ac. dep. 1694.
Étymologie et histoire
1551 [éd.] marquotter agric. (Cottereau, Les douze livres de Columelle des choses rustiques, p.225). Dér. de marcotte* ; dés. -er.
Dérivés