LOUCHON, -ONNE,
substantif et adjectifFam. (Personne) qui louche.
A. —Substantif
1.inv. en genre, vieilli. La patronne lui enfilait le panier au bras et la poussait vers la porte. Le louchon, rechignant, sanglotant, s'éloigna en traînant les pieds dans la neige (, Assommoir, 1877, p. 547).
2.masc. ou fém. Mon p'tit, si tu as comme amie une jolie louchonne, l'œil un peu de traviole, tu penses: «ce qu'elle serait bien (...) si elle avait le regard droit!» (, Bric-à-brac, 1953, p. 113).
B. —Adjectif
1.inv. en genre, vieilli. Une fille parut, roussotte, louchon, sans front, et dont la robuste laideur (...) reluisait (, Mannequin, 1897, p. 43).
2.masc. ou fém. Vint l'amour: Madeleine aux jolis yeux louchons. Ses doigts avec les miens trichaient dans le manchon (...). Elle m'a fait du mal autant qu'on en peut faire (, Poèmes, 1916-23, p. 205). Mme Larribat (...) une quadragénaire genre grenadier (...) louchonne au surplus et affublée d'un chignon gris d'où s'échappaient quelques mèches cireuses (, Tête contre murs, 1949, p. 107).
Prononciation
[luʃɔ̃], fém. [-ɔn].
Étymologie et histoire
A. Subst.
1. masc. 1866 «individu qui louche» (Delvau, p. 229);
2. fém. 1877 «femme qui louche» (Zola, op. cit., p. 502); 1878 louchonne «id.» (Rigaud, Dict. jargon paris., p. 206).
B. Adj. 1897 «qui louche» (A. France, loc. cit.). Dér. de louche1 ; suff. -on1 .
1. masc. 1866 «individu qui louche» (Delvau, p. 229);
2. fém. 1877 «femme qui louche» (Zola, op. cit., p. 502); 1878 louchonne «id.» (Rigaud, Dict. jargon paris., p. 206).
B. Adj. 1897 «qui louche» (A. France, loc. cit.). Dér. de louche1 ; suff. -on1 .
Statistiques
Fréq. abs. littér.: 19.