LICTEUR
substantif masculin— P. anal. Un soir qu'il [Rochefort] marchait au milieu De ses licteurs et sentinelles... (, Chansons, 1870, p. 520). Il [Mussolini] donnait à son pays l'air d'être uni et résolu par le moyen des cortèges, des faisceaux et des licteurs (, Mém. guerre, 1959, p. 172).
Prononciation et orthographe
[liktœ:ʀ]. Att. ds Ac. dep. 1694.
Étymologie et histoire
2e moitié xive s. (Bers., Tit.-Liv., BN 20312ter, fol. 14 v° ds Gdf. Compl. : Le licteur, c'est le bourrel, se tenoit desja prest a le lier d'un laz). Empr. au lat. lictor « appariteur attaché aux magistrats possédant l'imperium, portant sur l'épaule des faisceaux de verges d'où émergeait le fer d'une hache, et à la main droite, une baguette », v. Pauly-Wissowa, Realencyclop. der classischen Altertumswissenschaft, s.v.; dès l'époque lat., lictor a été relié à ligare (cf. Tite-Live, 1, 26, 7-8 : i, lictor, colliga manus... Accesserat lictor iniciebatque laqueum); il faudrait pour cela supposer un verbe *ligĕre à côté de ligāre; il s'agit peut-être seulement d'une étymol. pop. (Ern.-Meillet).
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 47.