LEUC(O)-1, (LEUC-, LEUCO-)
élément formantA. —BIOL. V. leucine, leucocyte.
B. —BOTANIQUE : : Espèce de chrysanthème à fleurs blanches. (Dict. xixe et xxe s.).
: Petite granulation contenue dans le cytoplasme des cellules végétales, produisant de l'amidon. Dans des milieux sucrés, on observe la formation de grains d'amidon aux dépens des cellules de l'épiderme lorsqu'elles contiennent des chloroplastes et des leucoplastes (, Vie cellul., 1937, p. 47).
leucanthème
leucanthémum
(-anthème/-anthémum, du gr. ἄνθεμον « fleur »)substantif fémininleucoplaste
(-plaste, du gr. πλαστός « façonné »)substantif masculinC. —CHIMIE : : « Dérivé incolore obtenu par réduction de diverses matières colorantes » (Duval 1959). Synon. leuco-dérivé (infra.).
: « Produit de réduction, incolore ou blanc, de diverses matières colorantes » (Duval 1959). On utilise la propriété du bleu de méthylène de former un leucodérivé par réduction pour mettre en évidence la déshydrogénation des aliments cellulaires (, Sc. nat., 1960, p. 160). Coloration vitale. Le vert Janus B donne dans le cytoplasme un leuco-dérivé qui est recoloré au contact du chondriome par les enzymes de ce dernier (, Manuel biol. gén., 1965, p. 30).
leuco-base
substantif fémininleucodérivé
leuco-dérivé
substantif masculinD. —MINÉR. V. leucite et aussi : : « Variété d'apophyllite [phyllosilicate hydraté de calcium et potassium] » (Duval 1959). Les cristaux positifs d'apophyllite (...) désignés par Herschel sous le nom de leucocyclite, font voir au microscope (...) un fond blanc coupé par une croix et par trois ou quatre anneaux d'un noir presque parfait (, Propr. opt. biréfringentes, 1857, p. 6).
: Arséniure naturel de fer. La leucopyrite est voisine de l'espèce précédente (...), mais contient une proportion différente d'arsenic (, Minér., 1899, p. 563).
: « Anhydride titanique naturel » (Duval 1959). Ses grains sont entourés d'un enduit grisâtre ou jaunâtre à bords ombrés. Ce produit, qui a reçu le nom de leucoxène, est aujourd'hui considéré comme identique avec le sphène [minéral accessoire des roches éruptives et métamorphiques calciques] (, Minér., 1899, p. 566).
leucocyclite
substantif fémininleuco (phane) (-phane, du gr. φαίνειν « paraître »), subst. masc. Métasilicate complexe de béryllium (d'apr. Duval 1959). Leucophane. — Prisme rhomboïdal droit (...); clivage facile parallèlement à la base. — plan des axes normal à la base; bissectrice normale à la base (, Propr. opt. biréfringentes, 1857, p. 69).
leucopyrite
substantif fémininleucoxène
(-xène, du gr. ξένος « étranger à »)substantif masculinE. —ZOOLOGIE : : Animal microscopique infusoire velu. Les tardigrades microscopiques tiennent déjà des insectes, et les leucophres des vers (, Insecte, 1857, p. 31).
leucophre
(-ophre, du gr. ὀφρύς « sourcil »)substantif masculinRemarque : 1. V aussi a) Méd. : leucémie (empr. au gr. par l'all.), leucorrhée (issu directement du gr.); b) Pathol. : leucome (empr. au gr. par le lat.). 2. Forme leuc- lorsque le 2e élém. lui est « soudé » et commence par un phonème autre qu'un o ou qu'une consonne; forme leuco- lorsque le 2e élém. est précédé par un trait d'union ou une consonne, ou encore lorsque la voyelle o qui fait partie étymologiquement du 2e élément est sentie comme partie constitutive de l'élém. initial. Le 2e élém. peut être un subst. ou un élém. formant du gr., un élément formant du lat. ou un subst. autonome du fr. 3. Il existe aussi un élém. formant leuco-, issu du gr. λευκόν « blanc d'œuf », entrant dans la constr. de termes dans le domaine de la biochim. : leucomaïne, subst. fém. Nom générique de produits basiques élaborés durant l'activité des tissus vivants par dédoublement anaérobie des protéines (d'apr. Duval 1959). Le bouillon (...) emprunte ses propriétés stimulantes à ses matières sapides, à ses leucomaïnes (créatine, xanthine), qui sans doute sont des poisons (Macaigne, Précis hyg., 1911, p. 228).
Prononciation et orthographe
[løko] ou en position inaccentuée [-ɔ-]. Mots constr. gén. soudés : leucoplaste, etc. Parfois trait d'union quand le 2e élément est autonome : leucodérivé ou leuco-dérivé.
Bibliographie
Cottez 1980, p. 225.