LARDOIRE
substantif féminin— [P. anal. de forme]
• Fam. Arme blanche longue et pointue. [Le bandit tira] à demi un long stylet rond (...) renfoncez votre lardoire dans votre poche, il n'y a pas ici de poulet à larder (, Myst. Paris , t. 1, 1842, p. 265). Elle, en robe à paniers (...) Lui en bas blancs et lardoire au côté (, Razzia, 1954, p. 192).
• « Fer appointé dont on arme l'extrémité de certaines pièces de bois, des pilotis, par exemple, pour les mieux fixer dans le sol » (Chabat 1881; dict. xixe et xxe s.).
• « Éclat de bois (...) qui reste quelquefois sur la souche d'un arbre abattu, faute par le bûcheron de n'avoir pas fait l'entaille assez profonde d'un côté » (Forest. 1946; dict. xixe et xxe s.).
Prononciation et orthographe
[laʀdwa:ʀ]. Att. ds Ac. dep. 1694.
Étymologie et histoire
1. 1389 « petite broche pour larder une viande » lardouere (Eustache Deschamps, Le Miroir de Mariage, éd. G. Raynaud, IX, p. 47);
2. 1730 « fer en forme de sabot dont on arme l'extrémité d'un pieu » (ds Nouvelles Archives de l'art fr., année 1922, 99);
3. 1867 « éclat de bois qui reste parfois fixé à la souche d'un arbre abattu » (Littré). Dér. de larder*; suff -oire (-oir*).
2. 1730 « fer en forme de sabot dont on arme l'extrémité d'un pieu » (ds Nouvelles Archives de l'art fr., année 1922, 99);
3. 1867 « éclat de bois qui reste parfois fixé à la souche d'un arbre abattu » (Littré). Dér. de larder*; suff -oire (-oir*).