LÉNITIF
nom1. médecine Remède qui adoucit.
« Trois ans après, Burrhus mourait de maladie ou empoisonné. Ceux qui crurent sa mort naturelle dirent qu'il avait été emporté par une esquinancie […] ; mais ceux qui l'attribuèrent à un crime, […], assurèrent qu'elle avait été l'effet d'un poison que son médecin avait, par ordre de Néron, employé comme lénitif destiné à combattre l’inflammation du gosier. » (U. Barrière, « Burrhus (Africanus) », dans le Dictionnaire de la Conversation et de la Lecture, tome 56 (4ᵉ du supplément), Paris : chez Garnier frères, 1845, page 32)
2. Vieilli. Adoucissement ; soulagement ; consolation.
« J'avais besoin de me distraire : j'allai jouer. Le jeu est parfois un lénitif excellent pour calmer l'amour. Je jouai de bonheur et je me retirais la bourse pleine d'or, […]. » (Mémoires de Jacques Casanova de Seingalt, écrits par lui-même, tome 2, chapitre 16, Bruxelles : chez J. Rozez, 1879, page 308)
« Souffrez que je partage avec vous votre ennui, Ce petit lénitif, en attendant le reste, Pourra nous consoler d'un coup aussi funeste. » (Jean-François Regnard, Le Légataire universel : comédie en 5 actes, 1708, acte 4, scène 1, dans Répertoire général du théâtre français, tome 26 (Regnard, tome 2), Paris : chez la veuve Dabo, 1822, page 76)