KIDNAPPER
verbe transitif— P. ext., fam. Voler, subtiliser (quelque chose). Bien manœuvré, conclut Cheune, en kidnappant l'os dans le plat (, Tête contre murs, 1949, p. 204).
— P. métaph. Puis c'est la lente coulée de la drogue dans le sang. (...) il a l'air parti. Kidnappé par cette expérience de l'agonie, il sue et crispe les doigts convulsivement. On dirait qu'il va mourir (, Loin Rueil, 1944, p. 24).
Remarques
Kidnapper, kidnappeur, -euse,
substantifPrononciation
[kidnape].
Étymologie et histoire
1861 « enlever (un homme de couleur) pour mettre en situation d'esclave » (Revue des Deux Mondes 1/10/1861, 731 ds Höfler Anglic.) attest. isolée; 1931 « enlever (un enfant) pour demander une rançon » (Les Annales politiques et littéraires, 1/12/1931, 501c ibid.). Empr. à l'angl. to kidnap (composé de kid « chevreau » d'où, très couramment « enfant » et de to nap « saisir, prendre, retenir ») employé à l'orig. à propos de l'enlèvement d'enfants, puis aussi d'adultes, pour le servage (cf. NED et DAE).
Bibliographie
Quem. DDL t. 1.