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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

K, k,

substantif masculin
La onzième lettre de l'alphabet; un exemplaire de cette lettre :
1. ... Le burlesk est devenu burlesque (le k allemand a disparu entre la 14e et la 35e rue; nous sommes dans un quartier plus élégant, qui a droit à la terminaison française)... (Morand, New-York, 1930, p. 170)
— En partic.
• [L'attention porte plus partic. soit sur l'expr. graph. de la lettre, soit sur sa valeur phon.] :
2. ... quand nous écrivons un p ou un k, [it. ds le texte] qui marquent une articulation, et que nous les prononçons, nous leur donnons une voix, un ton, et une durée qu'ils n'expriment point. (Destutt de Tr., Idéol. 2, 1803, p. 346)
• [L'attention porte sur le dessin ou la forme du caractère] :
3. D'autres, inversement, ont une allure bohème, baladins paradant vêtus d'oripeaux variés et visant au seul pittoresque : G, grand seigneur florentin (...); K, en lequel une sorte de coin s'est logé, ou qu'un coup de pioche a ravagé, lui enfonçant tout le milieu du visage, qui apparaît maintenant cassé comme celui d'une fée Carabosse à la bouche profondément déprimée, aux narines ravalées, entre le front et le menton monstrueusement proéminents... (M. Leiris, Biffures , Paris Gallimard, 1948, p. 43)
• Épellation de k en tant qu'élément de mot, de sigle, etc.
• K. o., ka-o ou, par substitution des signes en cause, knock-out. [Le] plus dramatique des k. o. (L'Auto, 21 sept. 1933, p. 4 ds A. O. Grubb French sports neol. 1937 p. 46).
• K, ka, désigne un point. Je pris la fuite, comme si le diable m'emportait, le long de la grille par la ligne F [F comme fuite]; elle était, je crois, en K' [K' comme (Mlle) Kubly; F est une ligne et K' un point dans un croquis] (Stendhal, H. Brulard , t. 1, 1836, p. 272).
• PHYS.
a) K, ka, désigne un coefficient , une constante, p. ex., k = 1,38 X 10-16 erg par degré (constante de Boltzmann). P. plaisant. J'ai k (...) visites à faire (France, 1907).
b) Symbole du kelvin.
• CHIM. Symbole du potassium.
• INFORMAT. K, ka, symbole de l'unité de capacité de mémoire; abréviation de kilo, dont la valeur est 103 (1 000) et, par approximation, 210 (1 024). Une mémoire de 4 K aura 4 096 positions (caractères ou bits) (Le Garff, 1975).
• P. plaisant. K, ka occupe la place d'un signe lexical homophone, cas. [Le professeur] Kraepelin. (J'en fais grand K.) (P. Voivenel in, Mercure de France , n° 417, p. 39 ds Quem. DDL t. 12).
Remarque : Fait l'objet, sous la forme ka, d'une entrée distincte ds Lar. 19e. « On écrit aussi kha ». Sous cette forme également, graph. du n. d'un méson k (d'apr. Musset-Lloret 1964).
Prononciation et orthographe
[ka], [kɑ]. Cette lettre se rencontre en fr. dans des mots provenant princ. du gr. (transcr. de κ, kappa, plus rarement de χ, chi) et des lang. germ., all., angl., etc. « Dans ces [dernières] on a employé souvent et surtout en fin de mot l'association ck au lieu de k » (M. Cohen ds Dupré 1972). Ce trait est si prégnant que l'angl. beefsteak, p. ex., se voit affubler, dans la graph. fr. la plus répandue, d'un -ck : bifteck, v. ce mot.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 123.