JUBILATION
substantif fémininLe sentiment de cette plénitude intérieure, d'une vie illimitée, le jetait dans un état de bonheur exubérant et indiscret. Jubilation de tous les instants. Elle n'avait pas besoin de la joie, elle pouvait s'accommoder de la tristesse : sa source était dans sa force, mère de tout bonheur et de toute vertu. Vivre, vivre trop! (, J.-Chr. , Révolte, 1907, p. 398)
• [Dans un cont. relig.] Atmosphère de jubilation. Moi, qui me disperse si facilement d'habitude, je n'ai été qu'avec vous, qu'avec elle dans cette journée de jubilation liturgique (, Oblat , t. 2, 1903, p. 165).
— P. anal. J'entendais de loin la jubilation des cloches, je regardais les tours de la cathédrale, témoins séculaires de cette cérémonie toujours la même [le sacre] (, Mém. , t. 3, 1848, p. 266). La voie lactée se répand sur la jubilation du rossignol (, Trag., 1922, p. 102).
— Fam. Être dans la jubilation. Être dans un état de joie débordante. (Dict. xixe et xxe s.).
Prononciation et orthographe
[ʒybilasjɔ̃]. Att. ds Ac. dep. 1694.
Étymologie et histoire
1. 1re moitié du xiie s. jubilaciun « chant d'allégresse » (Psautier Oxford, éd. F. Michel, p. 127 [= Psaume 88, 16]);
2. fin xive s. « réjouissance, joie vive » (Roques t. 2, 6319 : iubilacio, cionis jubilacion. c'est chançon joieuse. grant joie). Empr. au lat. jubilatio « cris », lat. chrét. « cris, chants, retentissement d'un instrument de musique (exprimant la louange, la joie, le triomphe; Vulgate, Psaumes 88, 16 et 150, 5) », dér. de jubilare (jubiler*).
2. fin xive s. « réjouissance, joie vive » (Roques t. 2, 6319 : iubilacio, cionis jubilacion. c'est chançon joieuse. grant joie). Empr. au lat. jubilatio « cris », lat. chrét. « cris, chants, retentissement d'un instrument de musique (exprimant la louange, la joie, le triomphe; Vulgate, Psaumes 88, 16 et 150, 5) », dér. de jubilare (jubiler*).
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 153.