JOUÉE
substantif fémininA.— BÂT. Épaisseur de mur dans une ouverture telle qu'une porte, une fenêtre, un soupirail. Cette fenêtre a beaucoup de jouée (Ac., 1835-1935).
— P. anal. Face latérale en forme de triangle d'une lucarne, recouverte de zinc ou d'ardoises. La jouée d'un abat-jour, d'une lucarne (Littré). L'ardoise (...) est préférable, tant pour l'aspect que pour le grand pouvoir isolant, lorsque l'on a des jouées de grande surface à couvrir ().
B. —TAPISS. Garniture d'étoffe qui se trouve entre le siège et chacun des bras d'un fauteuil, d'un canapé. (Dict. xixe et xxe s.).
Prononciation et orthographe
[ʒwe]. Att. ds Ac. dep. 1740.
Étymologie et histoire
1160-74 « surface, étendue, pan » (ici, d'une palissade) (Wace, Rou, éd. A.J. Holden, III, 5029); 1313 plur. « murs sur lesquels repose un moulin à vent » (doc. ds Gdf. Compl.); 1445 « épaisseur d'un mur » (doc. Arch. de Tournai, ibid.). Dér. de joue*; suff. -ée*; signifie aussi « soufflet appliqué sur la joue » en a. fr. (2e moitié xiie s. ds T.-L.).
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 546. Fréq. rel. littér. : xixe s. : a) 578, b) 1 087; xxe s. : a) 869, b) 723.