JONCHETS
substantif masculinAu seizième siècle, nous trouvons pour désigner le jeu des jonchets une autre expression : c'est le mot « guillier » (...). Le jeu des jonchets a été réservé aux personnes de haute naissance, peut-être en raison du prix élevé que coûtaient les pièces d'ivoire servant à cet amusement. (, Récr. et passe-temps, 1904, p. 99)
— P. méton., au sing. ou au plur. Le bâtonnet lui-même. Les colonnes que dix équipes ne pouvaient soulever qu'en accrochant rideaux et corniches, se dressent, plus distinctes que le jonchet, au doigt d'un seul machiniste (, Ondine, 1939, II 1 p. 86).
Prononciation et orthographe
[ʒɔ̃ʃε]. Att. ds Ac. dep. 1694. Au sing. ds Littré et DG.
Étymologie et histoire
1483 « fiches longues et menues jetées pêle-mêle et qu'on doit enlever avec un crochet sans en déranger une autre » (Est. de la mais. de Charlotte de Savoie ds Bibl. Ecol. des Ch., vie sér., I, 354). Dér. de joncher* ou de jonc*; suff. -et; cf. 1474 jeu de jongz « jeu de jonchets » (Inv. de la comtesse de Montpensier, p. 16 ds Gay, s.v. jonchets).