JARS1
substantif masculin... le jars (...) s'avança, suivi de la bande. Les ailes soulevées, le cou tendu, il sifflait, dans une menace continue et stridente, tandis que les oies, déployées en ligne de bataille, allongeaient des cous pareils, leurs grands becs jaunes ouverts, prêts à mordre. (, Terre, 1887, p. 337)
— P. anal.[En parlant de l'homme]
• Région. (Normandie).[En parlant du comportement sexuel]Synon. de mâle. C'est la feue maîtresse qui m'avait enseigné à le faire venir (...). Et qu'il se faisait point faute d'accourir, le vieux jars! (, Testam. P. Leleu, 1920, p. 1145).
• Région. (Canada), vx. « Imbécile, niais » (Canada 1930). Faire son jars. « Faire l'homme d'importance, faire de l'esbrouffe » (Canada 1930 et Bél. 1957-74). Un des Mercure, enrôlé en ville, était venu une ou deux fois exhiber son uniforme dans le rang et faire le jars devant les filles du canton (, Trente arpents, 1938, p. 193 ds D. Rogers Dict. de la lang. québécoise rurale Montréal V.L.B. 1977).
Remarques
Jargauder
verbe intransitifPrononciation et orthographe
[ʒa:ʀ]. Att. ds Ac. dep. 1694. Homon. jar, jard, jarre.
Étymologie et histoire
1174-77 « mâle de l'oie » (Renart, éd. M. Roques, III a, 4071). Prob. issu de l'a. b. frq. *gard « épine, aiguillon, baguette » (v. jarre2 ), p. compar. de la verge du jars avec un aiguillon ou une baguette (FEW t. 16, pp. 17b-18a). Cf. aussi l'évolution sém. de verge*.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 32.
Bibliographie
Dauzat Ling. fr. 1946, p. 51. - Sain. Arg. 1972 [1907], p. 31; Sources t. 2 1972 [1925], p. 42; [1930], p. 50.