JALOUSER
verbe transitif1. Quand même il était pas content, il me jalousait moi, mes idées, mes trésors spirituels, ma prestance, la façon qu'on m'appelle « docteur ». (, Mort à crédit, 1936, p. 44)
— Emploi pronom. réciproque. Les deux sœurs se jalousent, voyez-vous? C'est encore une preuve de leur tendresse (, Goriot, 1835, p. 150). Je n'ai traversé que pays qui se suspectent, que villes qui se jalousent (, Maalesh, 1949, p. 232) :
2. Les deux hommes qui, par leur situation personnelle et leur popularité, pouvaient prétendre à un grand rôle, La Fayette et Mirabeau, se jalousaient et ne s'entendaient pas. Tous deux se servirent des mêmes moyens, (...) pour arriver au pouvoir. (, Hist. Fr. , t. 2, 1924, p. 49)
Remarques
Jalousé, -ée,
participe passé en emploi adjectivalPrononciation et orthographe
[ʒaluze], (il) jalouse [ʒalu:z]. Att. ds Ac. dep. 1762.
Étymologie et histoire
Fin xive s. (Cent ballades, éd. G. Raynaud, p. 94). Dér. de jaloux*, -ouse ; dés. -er.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 201. Fréq. rel. littér. : xixe s. : a) 187, b) 403; xxe s. : a) 352, b) 267.