JACTANCE1
substantif fémininLa jactance fait que beaucoup présument de leurs forces, jusqu'au point de prendre leurs conceptions personnelles pour mesure de toutes choses; (...) rêvent tout haut, et s'en vont philosophant par des sentiers téméraires que chacun se fraie à son gré, s'isolant pour être vu. (, Philos. Dante, 1838, p. 104)
— P. méton., fam. souv. au plur., vieilli. Parole, écrit qui traduit cette attitude. Synon. fanfaronnade, vantardise, vanterie. Alors [quand Bonaparte fut à Grenoble, en 1815] les jactances cessèrent au Château et la terreur fut à son comble (, Mém. et lettres, 1847, p. 65). Le fils, George de Scudéry, est célèbre par ses vers empanachés, par ses jactances et ses rodomontades (, Caus. lundi , t. 4, 1851, p. 121).
Prononciation et orthographe
[ʒaktɑ̃:s]. Att. ds Ac. dep. 1694.
Étymologie et histoire
Ca 1223 (Gautier de Coinci, éd. V. Fr. Koenig, 1 Mir 10, 745, t. 1, p. 95). Empr. au lat. de l'époque impériale jactancia « vantardise ».
Dérivés