INSECTE
substantif masculin1. Le fait le plus général de la vie des insectes, la haute loi de leur existence, c'est la métamorphose. Les changements, obscurs chez les autres êtres, sont très-saillants chez ceux-ci. Les trois âges de l'insecte paraissaient trois êtres. (, Insecte, 1857, p. 99)
[Symbole de petitesse] :
2. Aux regards de Celui qui fit l'immensité, L'insecte vaut un monde; ils ont autant coûté. (, Médit., 1820, p. 30)
— Au fig. Être sans valeur, personne méprisable. Quoique vous ne soyez que des insectes, je veux tirer de vous une vengeance éclatante, et je saurai la prendre, reprit le gentilhomme (, U. Mirouët, 1841, p. 231). Ou bien je ne voulais pas te faire mourir et tu me suspectes injustement, moi, ton empereur. Ou bien je le voulais, et toi, insecte, tu t'opposes à mes projets (, Caligula, 1944, p. 50) :
3. Pardonne à ma faiblesse, Père des miséricordes! Non, je ne doute point de ton existence et soit que tu m'aies destiné une carrière immortelle, soit que je doive seulement passer et mourir, j'adore tes décrets en silence, et ton insecte confesse ta Divinité. (, Litt. angl. , t. 2, 1836, p. 288)
Remarques
Insectarium
substantif masculinPrononciation et orthographe
[ε̃sεkt]. Att. ds Ac. dep. 1694.
Étymologie et histoire
1553 (P. Belon, Observations, II, 34 ds R. Philol. fr. t. 43, p. 193). Empr. au lat. insecta de même sens, plur. neutre de insectus, part. passé de insecare, de secare « couper », calque du gr. τὰἔντομα plur. neutre du gr. ἔντομος « entaillé ».
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 2 496. Fréq. rel. littér. : xixe s. : a) 4 868, b) 4 802; xxe s. : a) 2 240, b) 2 539.