INFATIGABLE
adjectif1. ... mille allusions plus obscures encore à des faits purement circonstanciels nous ont été expliquées par le labeur collectif, vraiment héroïque, d'une armée de chercheurs : parmi eux, cet infatigable lexicologue, L. Sainéan... (, Combats pour hist. , L'homme la légende l'œuvre, 1931, p. 251)
— P. anal.[En parlant de choses] Dont le rendement ne diminue pas; dont la puissance ne s'affaiblit pas. Pluie, vent infatigable. Sa plume, comme une navette infatigable, tissait son réseau serré sur les feuillets (, Devenir, 1909, p. 80). Ces contes ne sont pas plus incroyables que ne l'est l'existence vue d'une auto infatigable ou d'un balcon d'hôtel (, Propos, 1931, p. 1049).
— P. ext.[En parlant de ce qui serait susceptible d'occasionner de la fatigue] Que rien ne peut lasser ou décourager, qui semble insensible à la fatigue. Activité, ardeur, bougeotte, patience, persévérance infatigable; soins infatigables. Au cours de tant d'années de patience et de labeur infatigable (, Mas Théot., 1945, p. 85). L'honorable M. Cernuschi (...) montre un zèle infatigable pour la défense de sa thèse (Doc. hist. contemp., 1876, p. 141) :
2. Le zèle et le travail infatigable des missionnaires avoient préparé sur cet objet un ouvrage immense, qui auroit été infiniment utile à la philologie et à l'histoire de l'homme... (, Soirées St-Pétersb. , t. 1, 1821, p. 142)
Remarques
Infatigué, -ée,
adjectifPrononciation et orthographe
[ε̃fatigabI̥]. Att. ds Ac. dep. 1694.
Étymologie et histoire
1470 amour infatigable (Livre de la discipline d'amour divine, fol. 86b, éd. 1537, Vaganay ds R. Ét. Rab. t. 9, p. 310); 1488 Dieu... infatigable (Mer des Histoires, I, 11c, éd. 1491 d'apr. H. Vaganay ds Rom. Forsch. t. 32, p. 88). Empr. au lat. infatigabilis « infatigable ».
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 545. Fréq. rel. littér. : xixe s. : a) 1 096, b) 928; xxe s. : a) 720, b) 450.
Dérivés
1. Qualité de celui ou de ce qui est infatigable. On lui doit la mise en évidence de l'infatigabilité de la fibre nerveuse (Hist. gén. sc., t. 3, vol. 1 1961, p. 480). — [ε̃fatigabilite]. — 1re attest. 1659 (Scarron, Lettre à M. De Villette, 12 nov. ds Œuvres [éd. 1786], t. 1, p. 263, cf. Littré); de infatigable, suff. -(i)té*.
Infatigabilité
substantif féminin2. D'une manière infatigable, sans éprouver ou faire éprouver de fatigue. Nemirovitch-Dantchenko (...) avec ses 91 ans sonnés, (...) doyen de la littérature russe, travaille encore infatigablement (Arts et litt., 1936, p. 54-3). — [ε̃fatigabləmɑ̃]. Att. ds. Ac. dep. 1694. — 1re attest. 1486 louer infatigablement (La tres ample et vraye Expos. de la reigle de M. S. Ben., f° 73b, ds Gdf. Compl.); de infatigable, suff. -ment2 *. — Fréq. abs. littér. : 53.
Infatigablement
adverbeBibliographie
— Darm. 1877, p. 205 (s.v. infatigabilité). - Quem. DDL t. 6 (s.v. infatigabilité).