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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

INEXTIRPABLE

adjectif
A. — Que l'on ne peut extirper. Racines inextirpables (Littré).
B. —Au fig.
1. Que l'on ne peut faire disparaître entièrement. Je regarde la mendicité comme inextirpable dans le Midi. L'émotion de la pitié y est un véritable besoin qui perpétue la mendicité bien autant que le désœuvrement (Bonstetten, Homme Midi, 1824, p. 60).
2. Que l'on ne peut arracher du cœur ou de l'esprit. Erreur, vice inextirpable. Mais d'où vient donc ce découragement chronique? cet inextirpable doute? (Amiel, Journal, 1866, p. 513).
Prononciation
[inεkstiʀpabI̥], [-ne-].
Étymologie et histoire
Début xvie s. « qu'on ne peut déraciner », ici fig. inextirpable orgueil (Fossetier, Cron. Marg., ms. Brux. 10511, VII, III, 14 ds Gdf.), attest. isolée; à nouv. fin xviiie s. 1779 (S.N.H. Linguet, Annales pol. civiles et litt. du 18e s., t. 5, p. 510 : un fléau honteux, destructeur, inextirpable). Empr. au lat. inexstirpabilis de même sens, dér. à l'aide du préf. in- négatif de exstirpare « déraciner, arracher », lui-même dér. de stirps « racine, souche ».
Bibliographie
Gohin 1903, p. 284.