INCONSOLÉ, -ÉE,
adjectif— Emploi subst. Je suis le ténébreux, — le veuf, — l'inconsolé, Le prince d'Aquitaine à la tour abolie (, Chimères, 1854, p. 693). Polonius, disait une inconsolée, tu es meilleur que je ne suis (, Mots, 1964, p. 21).
— [P. méton.] Chagrin, peine inconsolé(e). Le malheureux page exilé, Plein d'un regret inconsolé, Alla mourir en Palestine (, Cariat., 1842, p. 148) :
D'abord, rendant visite à la ville de Québec, je m'y sens comme submergé par une vague de fierté française, bientôt recouverte par celle d'une douleur inconsolée, toutes les deux venues du lointain de l'Histoire. (, Mém. guerre, 1956, p. 241)
Remarques
Inconsolation
substantif fémininPrononciation et orthographe
[ε̃kɔ̃sɔle]. Att. ds Ac. 1878 et 1935.
Étymologie et histoire
[Ca 1500 (d'apr. Bl.-W.1-5)] av. 1801 (La Harpe cité par Mercier Néol.) Dér. de consolé, part. passé de consoler*; préf. in-1 *.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 27.
Bibliographie
Gohin 1903, p. 283.