IMPUTRESCIBLE
adjectif... Le tannage proprement dit, a pour objet de la transformer [la peau] en cuir, autrement dit en une matière imputrescible, insensible au gonflement et au séchage, et non transformable en gélatine par l'eau bouillante. (, Cuirs et peaux, 1947, p. 50)
— Au fig. Ils [les vieux] demeuraient les vrais maîtres du pays, imputrescibles dans leur scepticisme, leur sobriété, leur avarice, leur dureté envers eux-mêmes (, Eur. gal., 1925, p. 152). Ce qui restera debout, c'est une race paysanne : invincible, immortelle, imputrescible, parce que naturelle (, Poids du ciel, 1938, p. 37).
Remarques
1. Même sens. Le cadavre imputréfiable du martyr Albinus (, Rhin, 1842, p. 82).
Imputréfiable
adjectif2. Même sens. Agréez l'hommage, Votre Excellence, de ma perpétuelle adolescence et manière imputrescente d'interpréter les faits (, Algorithme, 1948, p. 98).
Imputrescent, -ente,
adjectif3. Qualité de ce qui est imputrescible. (Dict. xixe et xxe s.).
Imputrescibilité
substantif fémininPrononciation et orthographe
[ε̃pytʀεs(s)ibI̥] ou [-tʀesibI̥]. Att. ds Ac. 1878 et 1935.
Étymologie et histoire
1796 « qui ne peut se putréfier ». (F. Roux, Nouv. dict. fr.-all. et all.-fr. ds Quem. DDL t. 13). Dér. de putrescible*; préf. im- (in-1 *). Formé une 1re fois à la fin du xve s. (cf. Gdf. Compl. et DG), d'apr. le lat. chrét. imputrescibilis « qui ne pourrit pas » (cf. TLL et Blaise). Le m. fr. semble avoir préféré les adj. imputrible et imputréfactible (cf. Gdf.), empr. au b. lat. imputrebilis (cf. TLL) et imputrescibilis (ibid.).