Logo Portail
Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

IMPROBE

adjectif
Rare. Qui manque de probité. Synon. déloyal, fourbe, malhonnête, véreux; anton. honnête, intègre, probe. S'il avait un peu l'air d'un renard, il passait aussi pour profondément rusé, sans être improbe (Balzac, U. Mirouët, 1841, p. 37). V. censure ex. 2.
— P. méton. Qui marque l'improbité. Elle lui prouvait par les arguments les plus naïvement improbes qu'il fallait saisir la fortune quand elle se présentait (Balzac, Pts bourg., 1850, p. 149).
Prononciation et orthographe
[ε̃pʀɔb]. Att. ds Ac. 1878 et 1935.
Étymologie et histoire
Ca 1500 (Therence en franç, f° 240b, éd. Verard ds Gdf. : Homme improbre) — 1536 (J. Bouchet, Triumphes de la noble Dame, f° 58 v° , ibid. : le grant labeur improbe [ici au sens de « acharné » cf. lat. labor improbus « travail opiniâtre »]); à nouv. en 1786 (Roubaud, Synonymes fr. ds Brunot t. 6, p. 1258). Empr. au lat. class. improbus « de mauvais aloi, mauvais; pervers, malhonnête » (v. probe).