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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

IMPERMÉABILITÉ

substantif féminin
État, qualité de ce qui est imperméable à l'eau ou à l'air. Imperméabilité d'un tissu. Cette imperméabilité du sol, sa grande pauvreté en calcaire, font de la Sologne un pays de culture médiocre (Forêt fr., 1955, p. 34).
— Au fig.[En parlant d'une pers.] Insensibilité ou incompréhension totale devant quelque chose. Anglais et Roumains, ils [les excentriques] ont cette assurance dans l'extravagance, cette imperméabilité à l'opinion des gens, cette insularité morale qui ne se développe que dans l'isolement forcé ou dans la liberté totale (Morand, Bucarest, 1935, p. 237). Imperméabilité à toute poésie (Béguin, Âme romant., 1939, p. xvi) :
Ah! vous voulez savoir pourquoi je vous hais aujourd'hui. Il vous sera sans doute moins facile de le comprendre qu'à moi de vous l'expliquer; car vous êtes (...) le plus bel exemple d'imperméabilité féminine qui se puisse rencontrer. (Baudel., Poèmes prose , Les Yeux des pauvres, 1862, p. 120)
Prononciation et orthographe
[ε̃pεʀmeabilite]. Att. ds Ac. dep. 1798.
Étymologie et histoire
1. 1779 « qualité de ce qui est imperméable » (Saussure, Voyage dans les Alpes, I, 34 ds Brunot, t. 6, p. 637 et Gohin, p. 272);
2. 1862 fig. (Baudel., loc. cit.). Dér. de imperméable*; suff. -(i)té*.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 16.
Bibliographie
Gohin 1903, p. 272.