IMPÉRITIE
substantif fémininIl ne s'est pas rencontré un député pour demander des comptes aux généraux dont la criminelle impéritie avait fait mourir cinq mille soldats français de la fièvre, sans une seule blessure du feu de l'ennemi. (, Iniquité, 1899, p. 264)
Syntagmes : Impéritie administrative, économique, générale; honteuse impéritie; l'impéritie des administrateurs, d'un architecte, de l'état-major, du gouvernement, d'un médecin, des ministres, du pouvoir; accuser qqn, taxer qqn d'impéritie; prouver l'impéritie de qqn en telle matière.
— En partic.[L'incapacité ne se rapporte pas à la profession, à la fonction]
• Manque d'aptitude. L'impéritie aux langues étrangères (...) constitue un impedimentum, non un Veto (, Mém. , t. 3, 1921, p. 209).
• Inhabileté par défaut d'exercice. Pourquoi ne nous apprend-on pas à nous servir indifféremment de nos deux mains? Pourquoi tout cet afflux de forces dans notre droite et cette étrange impéritie de notre gauche? (, Journal, 1952, p. 190).
Prononciation et orthographe
[ε̃peʀisi]. Att. ds Ac. dep. 1762.
Étymologie et histoire
Ca 1490 l'impéricie... de leur medecin (G. Tardif, Faceties de Pogge, 176 ds Delb. Notes mss); 1531 [date d'éd.] (Raoul de Presles, Cité de Dieu, XVIII, 23, ibid.). Empr. au lat. class. imperitia « manque de connaissance, ignorance, inexpérience », dér. de imperitus « ignorant, inexpérimenté, inhabile » (composé du préf. -in, à valeur négative, et de l'adj. peritus « qui sait par expérience, qui s'y connaît, adroit »), cf. le m. fr. imperice « défaut d'habileté » (1395, Métiers et corporations de la ville de Paris, éd. R. de Lespinasse, III, p. 373, § 3).
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 44.