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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

ICON(O)-, (ICON-, ICONO-)

élément formant
Élém. tiré du gr. εἰκών « image », entrant dans la constr. de qq. termes sav., subst. et adj., dans des domaines sc. et techn.; le 2e terme est le plus souvent d'orig. gr. V. iconoscope et aussi :

iconogène

(vers 1900)substantif masculin
: , chim., phot. « Sel de sodium employé comme révélateur photographique » (Dict. xixe et xxe s.)

iconomane

adjectif et substantif
: , vx, péj. « (Personne) qui a une passion démesurée pour les tableaux, les images, les gravures » (Dict. xixe et xxe s.)

iconomètre

substantif masculin
: , phot. « Viseur d'un appareil photographique déterminant la distance focale nécessaire au cadrage et au format de l'image à photographier » (Dict. xixe et xxe s.).

Iconométrie

substantif féminin
: « Mesure de la distance focale de l'objectif ». (Ds Nouv. Lar. ill. et Quillet 1965).

Iconométrique

adjectif
: « Qui présente des caractères métriques ». La meilleure définition de ces documents iconométriques (S. Paul, Télédétection et stéréophotogramétrie, 1973, p. 165 ds Clé Mots)

iconophile

adjectif et substantif
: , vx. « Amateur d'images, d'estampes ». Les revues Byblis (1921-1931) et l'Amateur d'estampes (1921-1934) sont l'organe des iconophiles (Dacier, 1944, p. 131)

iconophobe

adjectif et substantif
: « Personne qui a la phobie des images, tableaux, etc. ». Les fondateurs de l'Église, le Juif saint Paul, saint Augustin étaient explicitement et farouchement iconophobes, et (...) le Juif Jésus lui-même n'avait jamais fait appel à l'image pour émouvoir les cœurs (Faure, Espr. formes, 1927, p. 236).

Iconophobie

substantif féminin
: , dér. « Phobie des images d'art ». Il n'y a pas d'iconophobie vraie, même quand elle paraît prendre les formes les plus violentes. Elle ne signifie que le désir obscur de substituer à tel mode de confidence un langage mieux adapté à la forme d'esprit qui caractérise l'iconoclaste à ce moment-là (Arts et litt., 1935, p. 58-5)

iconothèque

substantif féminin
: , bibliothécon. « Emplacement réservé au stockage de documents-images (gravures, photos, etc.) répertoriés et classés en vue de leur utilisation ». Les journaux, les revues, les archives, les chaînes de télévision, les agences photographiques, les firmes de reproduction de tableaux ou de cartes postales, de grandes institutions de mass media se constituent, partout dans le monde, des iconothèques (Commun. 1971)
Formation et vitalité. Icon(o)- semble avoir existé comme racine gr. et se retrouve dans des termes d'empr. (iconoclaste*, iconolâtre*, iconologie*); malgré sa faible vitalité actuelle, il peut servir à former des néol. dans les techn. audio-visuelles qui se développent beaucoup avec la civilisation dite « de l'image » et le phénomène des mass media; ainsi en électron., le subst. masc. iconotron « C'est l'iconoscope associé à la technique du dissector de Farnsworth. Le signal d'image est dix fois plus puissant que dans l'iconoscope » (Électron. 1959, 1963-64); iconorama, subst. masc. « Nom donné par anticipation à un satellite-radar qui surveillerait la terre et l'espace » (A. Rigaud, Pluie de « rama » ds Vie Lang. 1965, n° 162, p. 537).
Prononciation
[ikono], [-ɔ-] en position inaccentuée. Sur le passage de [o] radical à [ɔ] dans la dér. cf. Fouché Prononc. 1959, p. 80.
Bibliographie
Cottez 1980, p. 197. - Quem. DDL t. 9, 13, 17 (comp.).