HYSOPE
substantif féminin— [P. allus. à la Bible (1 Rois 5, 13); symbole de la petitesse (par opposition au cèdre, symbole de la grandeur)]. Le soleil brûlant, l'aigle impétueux, l'humble hysope, le cèdre superbe, le figuier stérile, toute la poésie, tous les tableaux de l'Écriture sont là (, Martyrs , t. 3, 1810, p. 41).
• Loc. proverbiale fig. Depuis le cèdre jusqu'à l'hysope. Du plus important au plus insignifiant (v. cèdre).
Prononciation et orthographe
[izɔp]. Forme hissope ds Land. 1834, Littré, DG, à titre de var. Prononc. corresp. [isɔp] (1 sujet) ds Martinet-Walter 1973. Att. ds Ac. dep. 1694.
Étymologie et histoire
1. 1re moitié xiie s. ysope (Psautier d'Oxford, 50, 8 [51, 9], éd. F. Michel, p. 68); 1535 hysope (P. R. Olivetan, Bible, f° 19 v° [Exode 12, 22]);
2. ca 1170 expr. depuis le cèdre jusqu'à l'hysope (Rois, éd. E. R. Curtius, p. 119 [I Rois 4, 33] : des le cedre [...] jesque a l'ysope); 1663 p. ext. dans le domaine profane (Molière, Impromptu de Versailles, scène 5, éd. R. Bray, p. 371 : les Comediens et les Autheurs, depuis le cedre jusqu'à l'hyssope sont diablement animez contre luy). Empr. au lat. hyssopus et celui-ci au gr. ὕσσωπος, attesté dès le ve s. av. J.C. et dans les Septante, lui-même empr. à une lang. sémitique (cf. hébr. 'ēzōb, akkadien zūpu, syriaque zuphā, ar. zūfā, v. Bible et Klein Etymol., s.v. hyssop). 2, expr. tirée du 1er livre des Rois 4, 33 ou 5, 13, où elle exprime l'étendue des connaissances du roi Salomon : « Il parla des plantes, depuis le cèdre qui est au Liban, jusqu'à l'hysope qui croît sur les murs ».
2. ca 1170 expr. depuis le cèdre jusqu'à l'hysope (Rois, éd. E. R. Curtius, p. 119 [I Rois 4, 33] : des le cedre [...] jesque a l'ysope); 1663 p. ext. dans le domaine profane (Molière, Impromptu de Versailles, scène 5, éd. R. Bray, p. 371 : les Comediens et les Autheurs, depuis le cedre jusqu'à l'hyssope sont diablement animez contre luy). Empr. au lat. hyssopus et celui-ci au gr. ὕσσωπος, attesté dès le ve s. av. J.C. et dans les Septante, lui-même empr. à une lang. sémitique (cf. hébr. 'ēzōb, akkadien zūpu, syriaque zuphā, ar. zūfā, v. Bible et Klein Etymol., s.v. hyssop). 2, expr. tirée du 1er livre des Rois 4, 33 ou 5, 13, où elle exprime l'étendue des connaissances du roi Salomon : « Il parla des plantes, depuis le cèdre qui est au Liban, jusqu'à l'hysope qui croît sur les murs ».
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 56.