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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

HYPERSENSIBLE

adjectif
Qui est extrêmement sensible, parfois jusqu'à l'exagération, soit d'une manière générale, soit à un allergène particulier (d'apr. Méd. Biol. t. 2 1971). Anton. insensible. Goncourt (...) a ramassé partout tout ce qui a déchiré son hypersensible sensibilité et (...) il le colle dans son roman (Alain-Fournier, Corresp. , [avec Rivière], 1905, p. 52).
— Hypersensible à. Sujets hypersensibles au sérum (Aviragnet Weill-Hallé Marie ds, Nouv. Traité Méd. , fasc. 2, 1928, p. 756). Certains individus sont ainsi hypersensibles aux variations climatériques, d'autres les traversent avec une indifférence apparemment totale (Mounier, Traité caract., 1946, p. 124).
— [En parlant d'un organe] Chopin faisait commencer le travail de ses élèves par des exercices staccato, bien que son ouïe hyper-sensible dût être particulièrement éprouvée par la sonorité du staccato (Roës, Techn. piano, 1935, p. 37).
— P. anal.[En parlant d'un moyen d'expression] On peut affirmer que le collage est un instrument hypersensible et rigoureusement juste, semblable au sismographe, capable d'enregistrer la quantité exacte des possibilités de bonheur humain à toute époque (Éluard, Donner, 1939, p. 137).
— Emploi subst. Personne présentant les caractères de l'hypersensibilité. Ces jeunes gens (...) m'ont pris pour un vague rêveur et un hypersensible sans direction, sans « principes », sans netteté (Rivière, Corresp. , [avec Alain-Fournier], 1907, p. 298).
Prononciation et orthographe
[ipεʀsɑ̃sibI̥]. Avec trait d'union ds Roës, loc. cit.
Étymologie et histoire
1905 (Rivière, loc. cit.). Formé de l'élém. hyper-* et de sensible*.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 17.
Bibliographie
Quem. DDL t. 7, 8.