HO
interjection1. Sert à attirer l’attention
« Ho ! quiconque a soif, venez aux eaux, et vous qui n’avez pas d’argent, venez, achetez et mangez. » (Ésaïe 55:1, la Bible, traduction Darby, XIXe siècle)
« Si un invité a la moindre notion de politesse, il a caché dehors, sous la neige, une cruche de whisky, et, mystérieusement, il invite de temps à autre le maître de maison et deux ou trois amis à sortir. On dit « Ho ! » (ce Hoch germanique !) ou, si l’on est Écossais : His it is, was like his, damn ! di hem ! et l’on rentre… » (Maurice Constantin-Weyer, Un homme se penche sur son passé, 1928, réédition Nelson, page 98)
2. Utilisé par les dresseurs pour calmer l’animal dressé, ou par les charretiers pour arrêter leur cheval. S’utilise notamment avec les chevaux.
« Ho ! Tout doux ! »
« Et, sautant sur mon dos, il me fit : Hu ! hu ! Je partis au petit galop, ce qui enchanta Georget. Ho ! ho ! fit-il en passant devant l’auberge. Je m’arrêtai tout de suite. » (Comtesse de Ségur, Mémoires d’un âne, 1860)
3. Rare. Marque la surprise, l’indignation, le sarcasme.
« Ho ! On ne l’avait vraiment pas vu venir. »
4. Marque l’étonnement, l’admiration.
« On s’écria, se récria, on fit des ho ! on fit des ha ! On pâma d’admiration. » (Romain Rolland, Colas Breugnon, 1919)