HIVERNAL, -ALE, -AUX,
adjectifA. — Qui est propre à l'hiver, qui se produit en hiver. Synon. hibernal, hiémal (littér.); anton. estival. Ciel hivernal; ouragans hivernaux. Le vaste figuier qui verdit respecté De la neige hivernale et du torride été (, Poèmes ant., 1874, p. 27). L'élégante et ferme dentelle des grands arbres hivernaux se détache (, Journal, 1928, p. 36). Des températures hivernales insuffisamment basses entravent la croissance, empêchant la dormance des bourgeons de se manifester complètement (, Arboric. et prod. fruit., 1961, p. 73).
B. — Station hivernale. Station touristique où l'on va passer l'hiver (à cause de la douceur du climat en particulier). Stations hivernales de la Côte d'Azur. Tout le long de cette avenue [de Saint-Raphaël à Saint-Tropez] (...) on essaye de créer des stations hivernales (, Sur l'eau, 1888, p. 320).
C. —Au fig.Synon. morne, triste. Un hivernal portrait du pluvieux Carnot, par Yvon (, Oblat , t. 1, 1903, p. 291). Ce que les Anglais appellent a wintry smile, un sourire hivernal, effleura ses lèvres à l'idée du tour qu'on jouait à Charlotte Brontë (, Journal, 1946, p. 55) :
Vous tenez les yeux sur moi et je sais ce que vous pensez : « Violaine est morte. Le beau fruit mûr, le bon fruit doré, s'est détaché de la branche, et, seule, amère au dehors, dure au dedans comme la pierre, nous reste la voix hivernale. » Qui m'aime? Qui m'a jamais aimée? (, Annonce, 1948, IV 5 p. 101)
Remarques
Hivernale
substantif fémininPrononciation et orthographe
[ivεʀnal], masc. plur. [-o]. Att. ds Ac. dep. 1762.
Étymologie et histoire
1119 (Ph. de Thaun, Comput, 3255 ds Gdf. Compl.). Empr. au b. lat. hibernalis « d'hiver ».
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 64.