HIDALGO
substantif masculinLe cardinal dénombre toutes les grandes familles d'Espagne, sans flatterie ni caresses, nous dit-il, et dans toutes il découvre une tache de sang maure ou juif. Sur ces têtes de fiers hidalgos, il secoue toute la friperie de ces manteaux de honte (...) que l'Inquisition jetait sur les épaules des renégats ou simplement de ceux qu'elle reconnaissait suspects soit de pratiques hétérodoxes, soit d'alliances juives ou arabes. (, Greco, 1911, p. 93)
— P. ext., littér. Homme à l'esprit chevaleresque et idéaliste. Un de ces hidalgos à idée fixe, toujours entraînés par l'esprit d'aventure, par la chimère (, Greco, 1911, p. 123).
Remarques
Hidalgue
adjectifPrononciation et orthographe
[idalgo]. Att. ds Ac. dep. 1762.
Étymologie et histoire
Av. 1525 hydalle (L. Vital, Relation du premier voyage de Charles Quint en Espagne, p. 271 ds Reinh., p. 201); 1534 indalgo (Rabelais, Gargantua, éd. R. Calder, M.A. Screech, V.L. Saulnier, chap. 7, p. 59); 1579 Hidalgo (L. Nieto, Hist. veritable des dernieres guerres advenues en Barbarie [trad. anonyme de l'esp.], p. 67, d'apr. R. Arveiller ds R. Ling. rom. t. 42, p. 451). Empr. à l'esp. hidalgo « gentilhomme, noble », contraction de hijo de algo, proprement « fils* (hijo) de quelque chose (de algo, du lat. aliquo) », c'est-à-dire « personne de richesse, de biens » (cf. fijo dalgo attesté ca 1140, Cid, d'apr. Cor.-Pasc., s.v. hijo; fidalgus, ca 1197, ibid.; hidalgo dep. le xvie s. d'apr. Al.). Fréq. abs. littér. : 66.
Bibliographie
Quem. DDL t. 12. - Rupp. 1915, pp. 77-78 (s.v. hidalgue).