HI(-)HAN, (HI HAN, HI-HAN)
onomatopée— Faire hi(-)han. Les bons ânes Braillent hi han et se mettent à brouter les fleurs Des couronnes mortuaires (, Alcools, 1913, p. 119).
• [Pour évoquer la bêtise d'une pers.] Suivre un cours en Sorbonne (...). Écouter la façon dont l'homme fait hi-han! (, Âne, 1880, p. 260).
— Emploi subst. masc. Pousser, jeter un, des hi-han(s). Pédrolino, l'âne, qui approuvait l'Angélus de son braiment (...) répandait sa bénédiction de hi-hans sur les champs pacifiques (, Rossignol napol., 1937, p. 240).
Prononciation
[iɑ̃] avec l'aspiration des deux éléments.
Étymologie et histoire
Début xive s. [ms.] ihan interj. (De deux Angloys et de l'Anel, 108 ds Fabliaux, éd. A. de Montaiglon et G. Raynaud, t. 2, p. 181); 1606 hinhen subst. ([Folengo] Hist. macaronique de Merlin Coccaie [trad.] vol. 2, 203 ds Quem. DDL t. 7); 1748 hihan (Mercure, août ds Rich. 1759). Onomatopée.
Bibliographie
Quem. DDL t. 7.