HENNISSEMENT
substantif masculinL'officier s'introduisit sans façon dans la cour, attacha son cheval aux barreaux de la grille, et, pendant qu'il y nouait la bride, un hennissement partit d'une écurie vers laquelle le cheval et le cavalier tournèrent involontairement les yeux... (, Méd. camp., 1833, p. 17)
— P. anal. On n'entendait plus qu'un seul hennissement sortant de la locomotive (, Tour monde, 1873, p. 167). Les hennissements de l'eau sous pression (, Képi, 1943, p. 184).
• En partic. Rire bruyant. Le fusil tonna de nouveau. (...) il lui sembla entendre un rire (...), un hennissement de joie et de triomphe (, Dern. harde, 1938, p. 146).
— P. métaph. Que de larmes! que de cris! que de hurlements de désespoir! et, de ma part, que de juvéniles épiphonèmes! que d'imprécations! Tout cela venant à se combiner avec les hennissements euphoniques de la puberté, je commençai à devenir moi-même un penseur (, Lieux communs, 1902, p. 221).
Prononciation et orthographe
[enismɑ̃] init. asp. V. hennir. Att. ds Ac. dep. 1694.
Étymologie et histoire
Ca 1220 hanissemens (Henri de Valenciennes, Hist. de l'emp. Henri de Constantinople, éd. J. Longnon, § 526, p. 39). Dér. de hennir*; suff. -(e)ment1 *.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 145.