HAVRESAC, HAVRE-SAC,
substantif masculinLes chemises d'ordonnance et les souliers bien graissés seraient mis dans le havre-sac ; quand les hommes viendraient chercher leurs effets militaires pour les grandes manœuvres annuelles, ou pour la mise sur pied de guerre, ils laisseraient à la place leur habillement civil pour le reprendre au retour. (, Réorg. milit., 1871, p. 75)
— P. ext. Sac de peu d'encombrement, se portant sur le dos ou sur l'épaule, servant à transporter des provisions, des effets, de l'outillage. Il n'y avait dans cette cachette que quelques guenilles, (...) un vieux havresac, et un gros bâton d'épine ferré aux deux bouts (, Misér. , t. 1, 1862, p. 284). Les colons, assis au pied d'un magnifique bouquet de pins maritimes, dévoraient les provisions que Nab avait tirées de son havre-sac (, Île myst., 1874, p. 253).
Prononciation et orthographe
[avʀəsak] ou [ɑ-] init. asp. [ɑ] ds Passy 1914 et Barbeau-Rodhe 1930; [a] ds Lar. Lang. fr.; [ɑ] ou [a] ds Pt Rob. et Warn. 1968. D'apr. Fouché Prononc. 1959, p. 85 l'[ɑ] ne fait que se survivre dans ce mot. Graph. soudée ds Ac. à partir de 1878. Également dans les autres dict. du xxe (Rob., Lar. encyclop., Lar. Lang fr.). Les dict. du xixe s. écrivent le mot avec un trait d'union (Ac. 1798 et 1835, Littré mais non DG). Même soudé, le mot reste ressenti comme composé d'où la persistance de [s] à l'intervocalique (comparez avec besace [bəzas]). Att. ds Ac. dep. 1694. Ds Ac. 1694-1835 : havre-sac. Ds Ac. dep. 1878 : havresac.
Étymologie et histoire
a) 1680 « sac que le fantassin porte au dos et où il renferme ses effets » (Rich.);
b) 1743 « sac que les gens de métier portent au dos et où ils mettent leurs outils, provisions... » (Trév.). Prob. issu du b. all. *Hawersack (cf. b. all. Hawer « avoine »). Sa var. habresac (1694, Mén.), presque seule vivante dans les dial. (v. FEW t. 16, p. 107a) est empr. du h. all. Habersack, proprement « sac à avoine », introduit par les soldats revenant d'Allemagne après la guerre de Trente Ans.
b) 1743 « sac que les gens de métier portent au dos et où ils mettent leurs outils, provisions... » (Trév.). Prob. issu du b. all. *Hawersack (cf. b. all. Hawer « avoine »). Sa var. habresac (1694, Mén.), presque seule vivante dans les dial. (v. FEW t. 16, p. 107a) est empr. du h. all. Habersack, proprement « sac à avoine », introduit par les soldats revenant d'Allemagne après la guerre de Trente Ans.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 37.
Bibliographie
Willmann (A.). Kaufen und Verkaufen. Arch. St. n. Spr. 1876, t. 55, p. 319.