HAUT-PARLEUR
substantif masculinLa traversée rapide (et coûteuse) de Vichy, entre samedi soir et ce matin, laisse l'impression d'un orage musical dans une foire de Paris, portée à la dixième puissance. Haut-parleurs et T.S.F. à tous les carrefours, phonographes chez les coiffeurs; orchestres dans les cafés, les restaurants, et sur les places; fanfares d'un bout à l'autre des rues; et la foule extrêmement variée répandue partout... (, Journal, 1934, p. 303)
— P. métaph. Lyon ou Paris, l'une ou l'autre villes de confluents, postes d'écoute de notre avenir, haut-parleurs de notre histoire (, Chron. homme maigre, 1941, p. 47). Le grand jeune homme (...) qui parlait, lèvres serrées avec cet accent « sophistiqué » des universitaires, était le porte-parole, le haut-parleur, le traducteur mécanique et fidèle, des traditions (, Pt jour, 1947, p. 555).
Syntagmes : Grognement(s), nasillement(s), bourdonnement(s) d'un haut-parleur; paroles déversées, débitées par un haut-parleur; messe, musique diffusée par un haut-parleur; phonographe, magnétophone avec (muni d') un haut-parleur; installer des haut-parleurs.
Prononciation et orthographe
[opaʀlœ:ʀ] init. asp. Att. ds Ac. 1935. Des haut-parleurs (haut inv., de la loc. verb. parler haut).
Étymologie et histoire
[1898 adj. téléphone haut parleur (L'Illustration, 5 nov. 300 a ds Quem. DDL t. 14]; 1900 adj. trompe haut-parleuse d'un phonographe (A. Jarry, Critique littéraire, Le Livre des mille et une nuit, juill. ds Quem. DDL t. 9); 1923 subst. (Lar. mens., p. 207). Trad. de l'angl. loud-speaker « id. » 1884 (ds NED Suppl.) composé de l'adj. loud « bruyant, fort » employé adverbialement et de speaker « celui qui parle » de to speak « parler ».
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 56.
Bibliographie
Gall. 1955, p. 22, 220.