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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

HANTÉ, -ÉE,

participe passé et adjectif
I. —Part. passé de hanter*.
II. —Adjectif
A. —[En parlant d'un lieu]
1. Fréquenté, visité :
Au cabaret, des Suisses envient la liberté de la France. Pris la poste pour Berne. Jolies collines, belles sources. Arrivés à neuf heures. Galeries sombres mal hantées... (Michelet, Journal, 1838, p. 253)
2. Habité par des esprits, des fantômes. — Et le cauchemar du maréchal de Ségur, dans la maison hantée! Est-ce qu'un garçon pouvait en avoir peur? Moi, il me terrifiait... (Montherl., Pitié femmes, 1936, p. 1126).
B. —[En parlant d'une pers.] Inspiré. Ouvrez Racine, le plus hanté, c'est-à-dire le plus passionné, le plus divers, et en même temps le plus mélodieux de tous nos tragiques (L. Daudet, Hérédo, 1916, p. 79).
Prononciation
[ɑ̃te] init. aspirée.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 511. Fréq. rel. littér. : xixe s. : a) 69, b) 492; xxe s. : a) 1 335, b) 1 016.