GÉNISSE
substantif fémininSa femme devenait énorme, (...) elle nourrissait, elle avait toujours Laure pendue aux tétines; tandis que l'autre, la petite belle-sœur, sentait bon la chair jeune, de gorge aussi élastique et ferme que les pis d'une génisse. (, Terre, 1887, p. 305)
— P. ext., poét. Vache. Et tandis que, songeur, près des mers tu reposes, Elle lie au char bleu les trois génisses roses. Vois! les palmiers divins, les érables d'argent (, Poèmes ant., 1852, p. 323).
Prononciation et orthographe
[ʒenis]. Ds Ac. dep. 1694. Var. vieillie genisse ds Nouv. Lar. ill., Lar. 20e et DG.
Étymologie et histoire
1160-74 genice (Wace, Roman de Rose, éd. A. J. Holden, t. 1, 4185). D'un b. lat. *junicia, altéré en *jenicia par l'affaiblissement du u atone, d'un lat. class. junix, junicis « jeune vache » (juvenix pour juvenis « jeune »).
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 149.
Dérivés
Génisson
substantif masculina)[En Normandie] Jeune taureau ou jeune bœuf. Les sept génissons qui paissaient dans l'enclos, sont sortis (, Journal, 1916, p. 583).
b)[En Suisse Romande, Savoie, Isère] Génisse d'un ou deux ans. À placer en hivernage deux génissons à inséminer en janvier (Le Sillon romand, 1976, n° 50 p. 17).
Bibliographie
— Thomas (A.). Nouv. Essais 1904, p. 286.