Logo Portail
Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

GÉLIF, -IVE,

adjectif
Qui se fend sous l'action du gel. Arbres gélifs; roches, vignes gélives. L'emploi des sels [antiseptiques] solubles présente certains inconvénients. Ils peuvent rendre les traverses gélives (Bricka, Cours ch. de fer , t. 1, 1894, p. 333). La nuit de janvier resplendissait d'une de ces lunes implacables, qui font éclater les pierres gélives (Arnoux, Écoute, 1923, p. 211).
— Rare et en emploi subst. fém. Pierre fendue. Il est parti de là-haut, du front de la montagne, un éclat de pierre, une gélive, elle a fait vingt sauts à travers les sapins et les mélèzes (Giono, Bout route, 1937, I 1 p. 20).
Remarques

Gélivité

substantif féminin
Défaut de ce qui est gélif; détérioration des pierres sous l'action de la gelée ou de changements brusques de température (cf. J. Cahen, Bruet, Carrières, 1926, p. 53).
Prononciation et orthographe
[ʒelif], fém. [-i:v]. Ds Ac. 1835-1932.
Étymologie et histoire
1. 1519-28 « qui peut se fendre sous l'effet du gel » (Ch. roy., Richel. 1537, f° 94a ds Gdf.);
2. av. 1850 « exposé aux gelées » vignes ... gelives (Balzac, Œuvres div., t. 2, p. 230). Dér. du rad. de geler*; suff. -if*.