GUI1
substantif masculin... quand ils n'avaient plus de feuilles, elle brillait mieux [la lumière] (...) dans l'émail blanc des sphères de gui qui étaient semées au faîte des peupliers, rondes comme le soleil et la lune dans la Création de Michel-Ange. (, Swann, 1913, p. 424)
— [Plante sacrée et bénéfique dans la tradition gauloise] Quelques feuilles du gui sacré (, Essai Révol. , t. 1, 1797, p. 254).
— [Plante ornementale et symbolique des fêtes de Noël] S'embrasser sous le gui de Noël (, Silences Bramble, 1918, p. 122).
— Au gui l'an neuf! Exclamation issue des traditions druidiques que l'on lançait à l'occasion de la nouvelle année. En chantant une espèce de cantique qui avait pour refrain : au gui l'an neuf! ce qui explique à-la-fois les présens et les chansons du jour de l'an (, Hermite , t. 1, 1811, p. 317).
Prononciation et orthographe
[gi]. Att. ds Ac. 1694-1932.
Étymologie et histoire
1347 (Mémoires de la Société des Antiquaires de Normandie, t. 4, p. 180 : un guy a deus viroles d'argent pendant a la dicte bourse); 1372 guy de chesne (Compte du testam. de la royne Jehanne d'Evreux ds Laborde). Du lat. viscum, d'où sont issus directement le rouergat mod. et l'a. prov. vesc (xiie -xive s. Lévy, Rayn.); les formes en i (visc, vist, vif, viz fin xive, Les livres du Roy Modus, 83, 23 ds T.-L.) sont prob. dues à l'infl. des représentants de hibiscus (cf. guimauve, v. FEW t. 14, p. 524b). Le passage à l'initiale de v à g révèle l'infl. de l'a. frq. *wihsila (cf. griotte) d'apr. la ressemblance des fruits de ces deux plantes.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 86.