GUEUSE
substantif féminin— P. méton. Moule servant à couler cette fonte (cf. Littré, DG, Lar. Lang. fr.).
— Spéc. Masse de métal utilisée dans les sports pour les exercices de force (cf. Ac. 1932, Lar. Lang. fr., Lexis 1975).
Prononciation et orthographe
[gø:z]. Ac. 1694-1932. Homon. gueuse (fém. de gueux).
Étymologie et histoire
1. 1543 « masse de fer fondu, telle qu'on la coule dans le sable au sortir du four » (Isambert, Recueil général des anciennes lois françaises, t. 12, p. 811);
2. 1694 « moule de sable dans lequel on verse le métal en fusion » (Corneille);
3. 1783 « lingot de fonte » (Buffon, Hist. nat., Minéraux, t. 2, p. 356). Empr. au b. all. göse, plur. de gos proprement « oie »; cf. all. Gans « oie »; d'où p. anal. de forme « morceaux de fer fondu ». Ce mot a été introduit en France par les mineurs du Harz, appelés en France au xvie s. pour organiser l'industrie minière.
2. 1694 « moule de sable dans lequel on verse le métal en fusion » (Corneille);
3. 1783 « lingot de fonte » (Buffon, Hist. nat., Minéraux, t. 2, p. 356). Empr. au b. all. göse, plur. de gos proprement « oie »; cf. all. Gans « oie »; d'où p. anal. de forme « morceaux de fer fondu ». Ce mot a été introduit en France par les mineurs du Harz, appelés en France au xvie s. pour organiser l'industrie minière.
Bibliographie
Colomb. 1952/53, pp. 342-343. — Sain. Sources t. 1 1972 [1925], p. 164; t. 2 1972 [1925], p. 294; t. 3 1972 [1930], p. 317.