GRIPPAGE
substantif masculinA. —[Correspond à gripper II A] « Formation de rides par rétraction d'un enduit ou d'une peinture » (Barb.-Cad. 1963).
B.— MÉCAN.[Correspond à gripper II B] Accident de fonctionnement d'un ensemble mécanique dû à un échauffement ou frottement anormal des pièces, qui entraîne l'arrêt ou le ralentissement de cet ensemble. Grippage des pistons. Lorsque deux surfaces frottent l'une contre l'autre, sans interposition de lubrifiant, mais en restant cependant en deçà de la limite de grippage, la friction dépend de la nature des matières en contact (, Automob., 1907, p. 237). Le moteur perd progressivement son huile jusqu'au moment où il est à sec et le grippage se produit; car la pompe alimente toujours en huile l'indicateur de pression, et les culbuteurs (, Techn. automob., 1956, p. 161).
— Au fig. Mauvais fonctionnement (d'un système politique, économique ou social). Le grippage du système économique (Lar. Lang. fr.).
Remarques
Grippement
substantif masculinPrononciation
[gʀipa:ʒ].
Étymologie et histoire
1869 technol. (Le Chatelier, Mémoire sur la marche à contre-vapeur des machines, p. 18 ds Littré Add.). Dér. de gripper* au sens techn. de « s'arrêter par excès de frottement »; suff. -age*.