GRATTE-CUL
substantif masculinDans les haies sans feuilles, il y a les fruits de l'églantier que la gelée des nuits a touchés et qui sont mous et doux. La petite Madeleine a dit à Arsule qu'à Mane on appelait ça des « gratte-cul ». (, Regain, 1930, p. 229)
— Loc. proverbiale. Il n'est si belle rose qui ne devienne gratte-cul. Il n'est si belle femme qui ne devienne laide en vieillissant. Il n'est point de rose qui ne devienne gratte-cul. Il n'est point de nymphe qui ne devienne sorcière (, Puits ste Claire, 1895, p. 40).
• [P. réf. à ce proverbe] Parents qui (...) ne marient pas leur fille (...) attendent qu'elle devienne gratte-cul, et ne puisse plus prétendre autant (, J. filles, 1936, p. 955).
Prononciation et orthographe
[gʀatky]. Ds Ac. dep. 1694. Au plur. des gratte-culs. Cf. cul et gratter.
Étymologie et histoire
1530 « fruit de l'églantier » (Palsgr., s.v. heppe berry of eglantyne). Composé de la forme verbale gratte (gratter*) et de cul*. Ce mot synon. de poil à gratter* vient de la plaisanterie qui consiste à mettre la bourre piquante de ce fruit dans le lit afin de provoquer une démangeaison qui incite longtemps à se gratter.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 10.
Bibliographie
Delb. Matér. 1880, pp. 157-158.