GRAILLER1
verbe intransitif— P. anal. Parler d'une voix rauque ou enrouée. De la bouillie, de la marmelade de sang, précisa une basse-taille vindicative, et qui graillait; treize morts, deux douzaines d'amochés, ébouillantés, noyés (, Rhône, 1944, p. 125).
Remarques
1.rare. Rauque et enroué. Je ne sais quel air empoisonné venait me fouetter, me picoter la face, des petits animalcules me couraient sur la peau dans les endroits les plus chatouilleux, ils étaient spiriformes et velus comme la trompe des papillons et avaient des détentes brusques, éraillées, graillantes. Il est midi. Le soleil verse de l'huile bouillante dans l'oreille du démiurge endormi (, Moravagine, 1926, p. 84).
Graillant, -ante,
adjectif2.région. Corneille. Louis XV, dans l'intimité baptisait du nom de graille la troisième de ses filles (Nouv. Lar. ill.-Lar. encyclop.; cf. Fén. 1970; dict. xixe et xxe s. excepté, Ac.).
Graille
substantif fémininPrononciation
[gʀɑje], (il) graille [gʀɑ:j].
Étymologie et histoire
1. 1552 « crier comme le corbeau » (Ch. Estienne, Dict. Latinogallicum);
2. 1611 « parler d'une voix rauque » (Cotgr.). 3416 ds Rom. Forsch. 32, p. 72). Dér. de graille*; dés. -er.
2. 1611 « parler d'une voix rauque » (Cotgr.). 3416 ds Rom. Forsch. 32, p. 72). Dér. de graille*; dés. -er.
Dérivés