GORET1
substantif masculin— Au fig., fam. Personne, en particulier enfant, malpropre. Synon. cochon, porc, pourceau. Ici on est des gens qui savent les manières. Un goret, on n'en a pas besoin (, Vouivre, 1943, p. 153).
Prononciation et orthographe
[gɔʀε]. « Le t ne se lie pas dans le parler ordinaire; au pluriel, l's se lie » (Littré). Ds Ac. dep. 1694.
Étymologie et histoire
1. 1297 anthropon. (Lett. du Vic. de Valognes, S.-Sauv., Le Ham, A. Manche ds Gdf. Compl. : Robert le Gorrez); 1808 « d'une personne » sale comme un goret (Hautel ; 1832 « personne extrêmement sale » (Raymond);
2. 1493 [éd.] versif. rigmes en goret (H. de Croy, Art. de rhet. ds Gdf.);
3. 1694 mar. (Corneille). Malgré le hiatus chronol. dimin. de l'a. fr. gore « truie » (1415-16 ds Gdf., s.v. gorre) lui-même formé sur la racine gorr- d'orig. onomatopéique, imitant le grognement du porc. Le sens 2 p. oppos. à rime léonine (comprise comme dér. de leon « lion »).
2. 1493 [éd.] versif. rigmes en goret (H. de Croy, Art. de rhet. ds Gdf.);
3. 1694 mar. (Corneille). Malgré le hiatus chronol. dimin. de l'a. fr. gore « truie » (1415-16 ds Gdf., s.v. gorre) lui-même formé sur la racine gorr- d'orig. onomatopéique, imitant le grognement du porc. Le sens 2 p. oppos. à rime léonine (comprise comme dér. de leon « lion »).
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 15.
Bibliographie
Bertoni (G.). A. fr. gore, fr. goret. Archivum romanicum. 1925, t. 9, pp. 421-422. - Sain. Sources t. 1 1972 [1925], p. 173, 429.